22/05/2013
Le bulletin du collectionneur de mai et des Nouveautés en vente

Bulletin de mai 2013 : " Sabre de présent d'officier - souvenir historique du siège de Sebastopol".
Nouveautés en vente : épée d'arme à une main et demie, sabre en usage dans les régimes de hussards polonais au service de la France, forte épée à la mousquetaire d'officier, épée à la mousquetaire d'officier de marine, sabre de bord de marine dit Louvois, sabre à l'orientale 1er empire, sabre fantaisie de général vendémiaire an XII, pistolet à silex de cavalerie russe mod. 1809, pistolet à silex attribué à la cavalerie russe mod. 1806, épée du comte Gudin 1er page de l'empereur, épée d'officier général par Fournera, sabre dit de mineur de bas officier d'infanterie, épée du type à coquille, épée de ville, épée de général, épée d'officier à la française, sabre d'officier de cavalerie légère Directoire, sabre kiliç ottoman, sabre de la marine US, sabre d'officier polonais, épée de louveterie Napoléon III, épée d'officier général attribuée à Louis Condé, fourreau de sabre cavalerie légère mod. 1822, couteau de chasse Napoléon III, glaive de l'école de l'armée de l'Air Force, dague de sous-officier de l'armée de l'air française, fusil d'infanterie à percussion italien mod. 1845, fusil d'infanterie à silex espagnol mod. 1828, sabre de luxe du vice amiral Benjamin Jaurès type 1847, sabre d'officier d'infanterie mod. 1821 de la garde nationale en hommage à Lafayette, épée de capitaine de vaisseau Restauration, épée attribuée à une amiral,

Histoire des armes
 

Les armes blanches, un peu de vocabulaire :

 

Les armes blanches se divisent en deux groupes principaux : épées pour frapper d’estoc (avec la pointe) et sabres pour frapper d’estoc et de taille (avec la pointe et le tranchant).

Les montures en fer ou en laiton parfois dorées ou argentées sont constituées de :

La croisière perpendiculaire à la fusée (poignée) et à la lame,

La ou les branches de garde qui protégent la main (peuvent se transformer en coquille).  

La fusée ou poignée en bois est recouverte de cuir, peut être en ébène, en os ou en ivoire, parfois en métal fondu.

Les lames sont triangulaires, plates, à dos ; droites pour les épées et les sabres, courbes uniquement pour les sabres.

Les fourreaux sont en bois recouverts de cuir, ou seulement de cuir renforcés de laiton ou de fer, en laiton ou en acier.

 

Les armes blanches, petite histoire :

 

  •  3000 av. J.C. : Première armes blanches en cuivre.
  •  2500-1000 av. J.C. : grande révolution du bronze (cuivre et étain) dans toute l'Europe. Premières épées en bronze.
  •  1000 av J.C. : découverte de la métallurgie du fer par les Hittites.
  •  500 av J.C. : découverte du procédé de carbonisation par les Celtes qui transforment le fer en acier.
  •  Fin de l'Antiquité : augmentation des types d'armes blanches (hache, scramasaxe, framée)
  •  Xe-XIVe siècle : évolution de l'épée à lame plus étroite et plus pointue pour frapper d'estoc et de taille. accélération de la production grâce au moulin à forger.
  •  Fin du XVe-XVIe siècle : l'escrime transforme l'épée.

 

Apparition des gardes à branches multiples et à coquilles (à la taza) et des dagues dites "main gauche". Utilisation du sabre courbe par les lansquenets. Premières épées de cour.

  •  Fin du XVIe siècle : création de la monture à schiavone à Venise et de la broadsword en Ecosse (monture à panier).
  •  XVIIe siècle : apparition des montures wallones et généralisation des épées de ville à pas d'âne.
  •  1679 : première règlementation des armes blanches par le roi en France.
  •  1695 : premières fortes épées.
  •  XVIIIe siècle : généralisation du sabre d'origine hongroise.

 

Augmentation des types de montures à branches multiples et à palmettes.

  •  1752 : Règlementation du premier sabre français de hussard.
  •  1779 : sabre à monture à fleurons et lame droite à double pan creux et arête médiane (modèle de lame utilisé jusqu'en 1882).
  •  Révolution-Empire : apogée de la mode du sabre (petits Montmorency, briquets, sabres d'abordage etc...). Création des armes d'honneur et de récompense. Développement de la Manufacture de Versailles et des commandes à Nicolas Noël Boutet son directeur artiste.

           

De nombreux modèles d'armes blanches verront le jour tout au long du XIXe siècle et furent utilisés jusqu'à la première guerre mondiale et au cours du XXe siècle pour la parade, principalement.

 

 

L'arme à feu, quelques repères :


 

  •  Dès 1354, des canons apparaissent pour défendre la ville de Metz. De petit calibre, les premiers projectiles de l’artillerie sont des gros carreaux semblables à ceux des arbalètes.
  •  Au XVe siècle se rencontrent les premières armes à feu portatives, dites « bâtons à feu » mis en action par l’approche d’une mèche allumée à la lumière du tube. La mise à feu se perfectionne rapidement sur l’arquebuse avec le « serpentin » qui porte une mèche incandescente, suivi de près avec le mécanisme de la « platine à mèche » actionné par un levier de gâchette.
  •  Vers 1520, naît la platine à « rouet » dont le mécanisme s’apparente à l’horlogerie. La roue cannelée entraînée par une chaînette mue par un grand ressort, crée une gerbe d’étincelles grâce au frottement sur une pyrite maintenue par le chien.Si la vitesse de tir n’est que légèrement modifiée, ce nouveau système permet aux arquebuses d’être moins sensibles à la pluie, aux pistolets d’apparaître utilisables par les cavaliers et aux tireurs de se dissimuler du fait de la suppression du feu des mèches. Peu après des rayures sont adaptées aux canons, accroissant ainsi précision et portée.
  •  A la fin du XVIe siècle, apparaissent les platines à la « chenapan » et à « la miquelet », dont les chiens serrant le silex frappent les batteries d’où jaillissent les étincelles enflammant la poudre d’amorce des bassinets. Ces nouveaux types de platine se développent en Allemagne et en Espagne. Elles annoncent la platine « à silex à la française » qui en est la simplification et qui va alors se généraliser.
  •  1717, les premiers fusils réglementaires français sont à « silex », munis de baïonnettes à douille.
  •  1733, appartition des premiers pistolets réglementaires, des canons multiples et des ébauches de barillets. Les fusils montés avec ce système robuste et fiable, sont encore justes et redoutables au-delà de 200 mètres. 
  •  Dès le début du XIXe siècle, les armes à amorces de fulminate, en France « à piston », avec mise à feu par percussion d’un chien sur une amorce, se répandent rapidement au sein de toutes les nations, tant sur le plan civil que militaire.
  •  Divers essais de chargement par la culasse aboutiront vers 1860 à la création des fusils dits « à aiguille » comme Chassepot et Deyse, puis à l’apparition de la cartouche métallique. Cette cartouche, dès la fin du XIXe siècle, permettra la naissance d’une multitude d’inventions et la diffusion des armes à barillet et à répétition. 

 

Les armures :

 

Les casques :

 

Leur invention est assez récente (vers 3000 av. J.C.). Les premiers casques étaient en cuir puis en bronze. Ce sont les phrygiens et les Grecs qui portèrent les premiers cimiers.

Le Moyen-Age produit une suite de défenses de tête : heaume fermé, bacinet (du XIIIe au XIVe siècle), barbute, armet (XIVe siècle), chapel de fer, salade (XIVe siècle), bourguignotte (fin XVe siècle), capeline, morion (XVIe siècle), cabasset (XVIe siècle).

 

Cottes de maille et armures :

 

  •  Age du bronze : l'homme transforme la peau des animaux en cuir.
  •  Antiquité : premières "broignes" en tissu de lin portées par les Egyptiens.
  • -1200 av J. C. : les Grecs fabriquent des cuirasses et des cnémides en bronze.
  • -300-200 av J.C. : première cottes de mailles apparues en Orient.
  • -150 au Ve siècle : cuirasse à écailles en fer, cottes de maille et cuirasses à lames de fer des Romains.
  •  VIIIe -Xe siècle : nombreuses variétés de broignes chez les Mérovingiens et les Normands, apparition du camail au IXe siècle.
  •  XIIe siècle : le haubert de mailles et le gambison renforcent la tenue des chevaliers.
  •  XVIIIe siècle : premières armures de plates.
  •  XVe siècle : profusion des armures complètes et des bardes équestres sous l'impulsion des ateliers des "batteurs".
  •  Fin XVe-XVIe siècle : mode des armures en "harnois plain" qui modifie le nombre des modèles (armures de joute, armure maximilienne, demi-armure, cuirasse à busc...).
  •  Fin XVIIe siècle : abandon de l'armure due au progrès des armes à feu.
  •  1802 : Napoléon remet en usage la cuirasse. La barde médiévale existe encore au Moyen-Orient jusqu'au début du XXe siècle.

 

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