18/05/2013
Le bulletin du collectionneur de mai et des Nouveautés en vente

Bulletin de mai 2013 : " Sabre de présent d'officier - souvenir historique du siège de Sebastopol".
Nouveautés en vente : épée d'arme à une main et demie, sabre en usage dans les régimes de hussards polonais au service de la France, sabre d'officier de bataillon volontaire du Dauphiné, forte épée à la mousquetaire d'officier, épée à la mousquetaire d'officier de marine, sabre de bord de marine dit Louvois, sabre à l'orientale 1er empire, sabre fantaisie de général vendémiaire an XII, pistolet à silex de cavalerie russe mod. 1809, pistolet à silex attribué à la cavalerie russe mod. 1806, épée du comte Gudin 1er page de l'empereur, épée d'officier général par Fournera, sabre dit de mineur de bas officier d'infanterie, épée du type à coquille, épée de ville, épée de général, épée d'officier à la française, sabre d'officier de cavalerie légère Directoire, sabre kiliç ottoman, sabre de la marine US, sabre d'officier polonais, épée de louveterie Napoléon III, épée d'officier général attribuée à Louis Condé, fourreau de sabre cavalerie légère mod. 1822, couteau de chasse Napoléon III, glaive de l'école de l'armée de l'Air Force, dague de sous-officier de l'armée de l'air française, fusil d'infanterie à percussion italien mod. 1845, fusil d'infanterie à silex espagnol mod. 1828, sabre de luxe du vice amiral Benjamin Jaurès type 1847, sabre d'officier d'infanterie mod. 1821 de la garde nationale en hommage à Lafayette, épée de capitaine de vaisseau Restauration, épée attribuée à une amiral,

« DU CLASSIQUE AU SUPERBE »
SABRE D’OFFICIER D’ETAT MAJOR VENDEMIAIRE AN XII



 
Le Ier Vendémiaire An XII (24 septembre 1803) paraît le règlement dont un châpitre traite de l’armement des officiers d’état-major et s’exprime ainsi :
« les adjudants-commandants, les adjoints et les aides de camp auront à cheval un sabre demi-courbe dont la poignée sera en ébène, les garnitues en métal doré et le fourreau en fer bronzé »
La description du sabre est sommaire, fort heureusement des planches sont jointes au règlement et le complétent.

Le texte du règlement de 1812 par les ordres du Duc de Feltre sous la direction du
Colonel Bardin reprend dans des termes proches les mêmes descriptifs. 
Section 3ème – Uniformes des adjudants-commandants et des adjoints des états-majors des armées.
Article 5ème – Armement –
N°1633. Composition de l’armement :
Les adjudants-commandants et les adjoints seront armés d’un sabre lorsqu’ils seront à cheval et pourront porter une épée lorsqu’ils seront à pied.
N° 1634. Sabre et épée.
Le sabre aura une poignée en ébène, les garnitures en métal doré et le fourreau noir. Il sera de même forme que celui des généraux mais sans ciselures.
L’épée sera du même modèle que celle de l’officier de cavalerie, suivant le grade.
Des dessins font suite pour les détails du règlement et nous permettent d’identifier ces sabres avec certitude. 

Pour l’Empire ils sont les seuls règlementaires ; ce n’est qu’après 1810 que leur mode passe,  et ils sont souvent remplacés par des sabres fantaisie du type d’officier de cavalerie légère.

Ce sabre présente de nombreuses variantes, vraisemblablement liées à la fortune de l’officier d’état-major qui le porte.

LE SABRE « CLASSIQUE »



Monture laiton doré ciselé à une branche formant gaine en léger arrondi inversé surmonté d’une feuille d’acanthe ajourée joignant le pommeau en « côtes de melon ». La courte jupe dissymètrique est soulignée d’un filet.


Le nœud de corps s’orne sur les deux faces des attributs d’état-major : casque à l’antique brochant, drapeau, glaive et trompette. Une palmette est ciselée sur les demi-oreillons.
La croisière porte un faisceau de végétaux et se termine par le quillon formant une tête de lion. Une fusée bois façon ébène quadrillée complète la monture.  


La lame à faible courbure et contre-tranchant est gravée de végétaux et trophées encadrés d’or sur fond bleui.






Fourreau fer à trois garnitures laiton doré ciselé. Sur la chape, l’emplacement des demi-oreillons est souligné par une frise rayonnante.


Deux couronnes de laurier entrelacées et liées par un ruban enrichissent chaque face des deux bracelets. La partie supérieure de la chape est décorée de rosaces et fleurons ; la partie inférieure de volutes.


Un fort dard en lyre protège le fond du fourreau.
Un ceinturon de chagrin vert à suspentes et fermeture en « esse », ainsi qu’une dragonne à gland doré ont toujours équipé ce sabre.
(Ancienne collection colonel S.L. et provenance champ de bataille de Baylen)


La présence du pommeau en « côtes de melon » détermine une fabrication dans la période de l’année 1800.


LE SABRE « SUPERBE »







Monture en laiton doré ciselé à une branche formant gaine surmontée d’une tête de lionceau prolongée par une large palmette.
Le nœud de corps s’orne sur les deux faces d’un bouclier « à la romaine » accosté de deux têtes de coq affrontées sur fond de drapeaux.


La croisière porte un faisceau de feuillages et se termine par le quillon en tête de lion. Une tête de Méduse broche les demi-oreillons.


Le pommeau est ciselé d’un masque de lion formant cache-rivure et sur sa calotte à courte jupe se dévellope une frise de palmes et de lauriers. La fusée est liée d’une cordelette gainée de chagrin noir.
Lame damas à faible courbure, le dos taillé à pans et contre-tranchant de pointe.


Elle porte un médaillon ovale au monogramme « L.D. ».


Fourreau fer à trois garnitures laiton doré ciselé. Sur la chape l’emplacement des demi-oreillons est souligné d’une moulure qui surmonte la représentation d’un coq sur les foudres de Jupiter et de deux casques grecs ; côté garde et contre-garde. Sur les deux faces du premier bracelet figure le masque du lion de Némée brochant deux massues d’Hercule. Deux couronnes de laurier entrelacées et liées par un ruban enrichissent chaque face du deuxième bracelet. Le haut de la bouterolle est décoré d’une frise de feuilles de chêne et le bas de feuilles d’eau. Le dard en laiton dessine une lyre.

Cette luxieuse variante reprend toutes les ciselures qui caratérisent le modèle d’officier général.
La présence du coq sur la chape permet de dater ce sabre de la période Consulat ; remplacé par l’Aigle et parfois par le « N » pendant l’Empire. Peu nombreux sont les sabres Vendémiaire an XII car leur fabrication a duré eu de temps.    

Ces deux sabres nous permettent d’avoir un aperçu sur nombre de variantes qui ont été portées parmi les officiers d’état-major et adjoints sous le Consulat et l’Empire.


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